Ressources VAE

Exemples de situations VAE TISF : 4 cas fictifs commentés pour le DETISF

Candidate à la VAE rédigeant son dossier de validation le soir, à la table de la cuisine

Trouver les bonnes situations pour la VAE TISF est souvent plus difficile que les rédiger. Les quatre exemples ci-dessous sont entièrement fictifs : les familles, les personnes et les structures n’existent pas. Ils sont construits à partir de situations typiques du métier de technicien de l’intervention sociale et familiale pour montrer ce qu’un jury du DETISF peut y lire. Ne les recopiez pas : votre dossier doit parler de vos interventions, avec vos mots.

Ce qu’une bonne situation doit montrer

Le référentiel du DETISF compte trois blocs : l’accompagnement socio-éducatif dans une logique de parcours (bloc 1), l’accompagnement du ou des parents dans l’exercice de la fonction parentale (bloc 2), le travail d’équipe et partenarial (bloc 3). Une situation réussie ne « coche » pas tout. Elle développe en profondeur un ou deux blocs dominants et laisse les autres apparaître naturellement.

Exemple 1 : une jeune mère isolée en périnatalité (blocs 2 et 1)

Situation fictive. Orientée par la puéricultrice de PMI, Mme S., 20 ans, attend son premier enfant et vit seule, sans famille proche. La CAF finance deux passages de trois heures par semaine. Les objectifs du contrat : préparer l’arrivée du bébé, sécuriser les premiers soins, rompre l’isolement.

Au début, rien n’est prêt et Mme S. répond : « Je verrai quand il sera là. » Plutôt que de dresser la liste de ce qui manque, l’intervenante lui propose de choisir un premier objectif. Elle choisit le lit. Mme S. contacte elle-même une association de quartier pour trouver un berceau. Pendant le montage, elle parle enfin de sa peur de « ne pas savoir ». Après la naissance, l’intervenante la laisse donner le bain en restant à côté, en commentant ce que fait le bébé. Un jour, Mme S. pleure longuement et dit ne plus dormir : avec son accord, l’intervenante en parle à la puéricultrice, qui la reçoit rapidement.

Ce que le jury y lit : une hypothèse (le silence comme inquiétude, pas comme indifférence), un parent acteur, le repérage d’une souffrance psychique et un partage d’information avec l’accord de la personne. À améliorer : préciser les critères d’évaluation et dire un mot de la place du père, même absent.

Exemple 2 : règles du matin en aide éducative à domicile (blocs 2, 1 et 3)

Situation fictive. Le service de l’aide sociale à l’enfance sollicite une intervention auprès de Mme R. et de ses trois enfants de 4, 8 et 13 ans, dans le cadre d’une aide à domicile acceptée par la mère. L’aîné manque l’école ; les matins sont chaotiques ; il prend une place de parent auprès des plus jeunes. Mme R. est méfiante : « On va me retirer mes enfants. »

L’intervenante commence par expliquer son rôle et ce qu’elle transmettra au référent. Avec Mme R., elle choisit un seul moment de travail, le matin : affaires préparées la veille avec les enfants, trois règles fixées par la mère. Elle reste en retrait quand Mme R. les rappelle et la soutient quand l’aîné conteste. Toutes les trois semaines, elle fait le point avec elle avant de rédiger son compte rendu, dont elle lui lit l’essentiel.

Ce que le jury y lit : une connaissance du cadre (aide à domicile, projet pour l’enfant, référent), la transparence sur les écrits comme condition de la confiance, la parentification de l’aîné repérée, un écrit qui fait évoluer le projet. À améliorer : préciser la place des deux plus jeunes.

Exemple 3 : des visites en présence d’un tiers (blocs 2 et 3)

Situation fictive. Léo, 3 ans, est accueilli chez une assistante familiale à la suite d’une décision du juge des enfants. Les visites avec sa mère ont lieu tous les quinze jours en présence d’un tiers, dans un local du service. Au début, Mme T. apporte beaucoup de cadeaux mais parle surtout à l’intervenante ; Léo joue seul et pleure à la séparation.

Avant chaque visite, l’intervenante prend dix minutes avec Mme T. pour préparer le moment. Elle propose un support simple à partager, un livre d’images, se place en retrait et n’intervient que pour soutenir l’échange. Un rituel d’au revoir est construit avec la mère. Après chaque visite, elle rédige un écrit factuel pour le référent et partage ses observations en réunion avec la psychologue.

Ce que le jury y lit : une posture de tiers qui soutient sans prendre la place, une compréhension du cadre judiciaire, des écrits utiles à la décision. À améliorer : évoquer le lien avec l’assistante familiale et illustrer la distinction entre faits et interprétation par une phrase anonymisée.

Exemple 4 : préparer la fin d’une intervention (blocs 1 et 3)

Situation fictive. Après cinq mois d’intervention financée par la CAF auprès d’une famille de cinq enfants, dont des jumeaux prématurés, le père confie : « Quand vous ne viendrez plus, ce sera la catastrophe. » La fin, prévue au contrat, risque d’être vécue comme un abandon.

Deux mois avant l’échéance, l’intervenante en parle avec les parents. Ils listent ensemble ce qu’ils savent faire seuls et ce qui reste fragile. Les passages sont espacés. Des relais sont cherchés : une halte-garderie, une association de quartier pour l’aide aux devoirs, la PMI pour le suivi des jumeaux. Elle accompagne le père au premier rendez-vous, puis il y va seul. Avec l’accord des parents, elle rédige une fiche de liaison pour la PMI et relit le bilan final avec eux.

Ce que le jury y lit : une pensée en logique de parcours, une connaissance des ressources du territoire, un écrit partagé avec la famille, une pratique qui évolue (annoncer la fin dès le début).

Ce que ces exemples ont en commun

  • Un cadre posé dès les premières lignes.
  • Des faits avant les interprétations.
  • Le parent qui choisit, essaie et réussit ; l’intervenante qui soutient.
  • Une évaluation, même partielle, et un recul sincère.

Pour trouver vos propres situations, interrogez votre pratique : quelle famille m’a d’abord fermé la porte ? Quand ai-je résisté à l’envie de faire à la place ? Quel écrit a eu un effet sur la suite ? Comment ai-je préparé une fin d’intervention ? Les blocs et la méthode complète sont présentés dans notre guide de la VAE TISF.

Collection Réussir ma VAE

Réussir sa VAE : DETISF

Le guide complet du diplôme : référentiel décodé bloc par bloc, Livret 1, Livret 2, situations commentées et préparation du jury. Avec le guide de l’oral : 24,90 € au lieu de 29,80 €.

Voir le pack guide + oral DETISF

Extrait gratuit · 7 pages · PDF

Recevez l’extrait du guide DETISF par e-mail

Le sommaire et les premières pages du guide Réussir sa VAE : DETISF – Technicien de l’intervention sociale et familiale, pour découvrir la méthode avant d’acheter.

Sans la case cochée, vous ne recevez qu’un seul e-mail. Vos données

Collection Réussir ma VAE

Un guide par diplôme, construit sur le référentiel officiel : dossier de faisabilité, dossier de validation et entretien avec le jury.

Voir les guides